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 Le journalisme mène à tout [Blueberry]

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Selina Forbes
MessageSujet: Le journalisme mène à tout [Blueberry]   Dim 6 Nov - 20:02

Ses yeux ne cessaient de suivre le mouvement du jouet. Comme hypnotisée par ce bilboquet qui permettait de ne pas entendre son collègue, Selina ne disait elle aussi mot. Une première pour elle? Mauvaise langue. Notre demoiselle ne parlait pas sans arrêt. Ou presque. Mais l'ennuie  avait fini par pointer au bout de quelques heures, surtout depuis qu'elle avait fini de parcourir les dernières pages de son roman. Elle avait tenté de prétexter une envie de proposer un peu de science botanique dans le journal pour pouvoir vadrouiller un peu aux alentours de la ville mais Monsieur Parker le lui avait refusé. Non sans lever une vague d'indignations à son encontre.  Notre dame avait donc sortie de son sac son livre et attendue qu'enfin les heures passent. Elles avaient filés le temps que son héro vive ses épopées. Puis il n'y avait plus rien eu à faire. Selina avait fouillé les moindres de ses tiroirs et tenté vainement d'accéder aux archives. Ou tout du moins le placard qui les contenaient. Mais les vieux journaux s'étaient abattu sur sa tête, amusant Henry le blond. Il lui avait d'ailleurs, et à sa grande surprise, proposé de jouer elle aussi. Proposition déclinée, sa dextérité n'était pas des plus remarquables.

Le bruit d'une porte qui s'ouvrait finie par attirer l'attention des deux employés. Le rédacteur sortait enfin de sa tanière, le nez et les joues rouges comme à son accoutumé. Il les toisa d"un regard vide de sens avant d'offrir son sourire aux dents bien plus chevalines que celle de notre Écossaise.

"J'veux de l'information et ce pour demain matin. Un bout de temps qu'on a eu rien de palpitationant dans le journal.Vous vous débrouillez.Allez ennuyer le Shérif, il doit savoir des trucs." il se retournait déjà, en titubant pour repartir flemmarder dans son fauteuil. Selina allait ouvrir la bouche pour rectifier, comme à son habitude, les inepties lexicales de son patron mais reçue une boulette de papier en plein visage. Son regard se fit plus mauvais.

"Tais toi. C'est pas en nous fatiguant chaque jour que tu vas te faire bien voir du patron. Sinon, je suppose que t'as envie d'y aller toi hein. Fouiner pour glaner de l'info." lui lança l'autre fainéant.

"Et je suppose que tu es bien trop enraciné pour pouvoir bouger un pied devant l'autre? À se demander si tu sais le faire."

"Ma mère ne m'a pas donné une aussi grande intelligence que Sa Majesté. Je m'en vois si attristé." il se pencha sur son bureau, comme se rapprochant d'elle. "Tu sors d'ici, merci mon Dieu, et tu tournes à droite. Et après tu cherches, t'es une grande fille après tout." il eu un rictus avant de reprendre son jeu.

Selina roula des yeux avant d'attraper son sac et de partir à la recherche de ce fameux Shérif. Oh, elle se plaignait de la fainéantise de son collègue, mais présent ou non avec elle, elle appréciait de pouvoir enfin être utile. D'ailleurs, en bonne grande fille et elle s'en amusa intérieurement, le lieu cherché fut vite envahie par notre dame.Il n'était pas si loin de la rédaction à vrai dire. Personne...même pas un imbécile derrière les barreaux qui auraient pu lui raconter ce qui lui était arrivé. Sagement, et pour une fois apte à se résoudre d'accepter une convention sociale, elle s'assit sur une chaise près du bureau du grand manitou. Elle sortie son carnet, crayonnant la pièce pour s'occuper.

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Blueberry Jones
MessageSujet: Re: Le journalisme mène à tout [Blueberry]   Dim 6 Nov - 21:42

C’est un peu sonné que je sors de chez Grahams et je me retrouve aussitôt baigné du puissant soleil de Californie. Ebloui, je cligne des yeux et je m’appuie un instant sur la poutre dehors sur le perron de la maison où loge le shérif. Mes yeux se baissent alors sur l’étoile qu’il a tenu à me donner avant de passer l’arme à gauche. Quand je suis arrivé ce matin, le médecin m’a regardé d’un air navré et a secoué la tête. Il y a une semaine quand on l’a appelé au chevet du shérif, il m’avait promis de faire tout ce qu’il pouvait pour sauver le shérif Grahams mais la blessure par balle s’est infectée et le vieil homme avait perdu trop de sang.

Il vient de mourir à l’instant non sans m’avoir arraché une promesse, promesse que je lui ai accordée parce qu’on ne peut rien refuser à un homme au seuil de la mort. C’est étrange. Je suis arrivé il y a à peine quelques jours et me voilà déjà Shérif. Moi qui pensais postuler pour devenir adjoint au shérif. Mais cette ville ne possède que peu de courageux prêts à risquer leur vie pour affronter tous les bandits et malfaiteurs qui grouillent dans ce nouveau monde.

« tu vas y arriver, j’en suis certain fiston »…..

Quelques jours seulement, me dis-je encore, avant de m’éloigner de la maison qui se trouve toute proche du bureau du shérif, il y a une grange et une remise qui séparent les deux bâtisses, et une petite rue transversale qui assure une certaine tranquillité à la petite maison qui se trouve de fait en retrait de la rue principale.

Quand je la rejoins, sortant de l’ombre de la ruelle, je me fige un instant, surpris par l’animation qui y règne après le calme de la maison de Grahams. Puis mes pas me mènent au bureau de ce dernier, mon bureau désormais. Je tiens toujours l’étoile dans ma main, étroitement avant de pousser la porte du bureau et de me figer dans son entrée en sentant un parfum de femme. Il me faut quelques instants avant que mes yeux ne s’habituent à la douce pénombre qui règne ici après avoir affronté la lumière éblouissante dehors.

Et je la reconnais aussitôt. Déjà des ennuis en perspective ! Je me remets en branle, et ferme la porte derrière moi pour ne pas laisser entrer toute la poussière du désert. Je retire mon chapeau que je pose sur la patère à l’entrée, ainsi que mon manteau. En gilet et chemise, je fais le tour du bureau et je m’installe lentement dans la chaise qui grince légèrement.


- Que puis-je pour vous mademoiselle ?


Mon ton est poli. Je me dois désormais d’accomplir le travail que Grahams m’a confié, l’étoile scellant ma promesse toujours serrée dans la main.
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Selina Forbes
MessageSujet: Re: Le journalisme mène à tout [Blueberry]   Dim 6 Nov - 22:21

Dessiner des natures mortes ou de simples pièces étaient tout aussi fascinants que les portraits où des rues en ébullitions. D'autant que notre Selina appréciait de pouvoir rajouter des détails inexistants, rendant alors la réalité plus fantasque et plaisante. Tout du moins pour elle. Mais la journaliste avait toujours crayonné pour sa personne. À l'exception de quelques réclamations. Inventer un univers qui lui plaisait tant et auquel il était plus facile d'appartenir faisait parti de ses plus grandes passions. Rêverie, dessin et écriture comblaient ses moments d'ennuis. Et actuellement, la plupart de ses soirées. Ne connaissant que peu de monde et sachant pertinemment que son drôle de caractère ne l'aiderait aucunement à se faire des connaissances amicales, notre dame restait donc à l'hôtel. Oh, elle avait entendu parler de salon de thés mais les commérages n'étaient point aimé par notre drôle de demoiselle. Surprenant pour une journaliste? Selina ne l'était que pour le temps de quelques mois. Et ce n'étaient aucunement des racontars qu'elle espérait écrire mais la vérité. Pure et dure? Pas exactement mais assez fiable pour ne pas être grotesque et mensongère.

La porte s'ouvrit et notre Écossaise ne le remarqua pas, trop prise par la création d'un prisonnier inexistant derrière les barreaux. Des paroles la ramenèrent à la réalité. Dans une certaine gaucherie, elle rangea à la hâte ses affaires. Un sourire s'afficha sur son visage tandis qu'elle ramassait son crayon. Si elle se moquait d'elle même, notre amie tentait aussi de paraître agréable. Effort qui fila bien vite lorsqu'elle se redressa et fit face à ce qui semblait être le nouveau Shérif. Ou alors être un homme assez téméraire pour se placer derrière le bureau de celui-ci. Ciel! Ce que Dieu dans sa grande bonté l'aimait! Voilà que l'autre barbu était de retour. Son sourire s'effaça. Inutile de paraître sympathique à un être qui avait déjà fixé son avis sur sa petite personne.

"Selina Forbes. Nouvelle journaliste de Coloma." autant se montrer aussi froide et distante que lui. Elle n'allait pas minauder pour se mettre le Shérif dans sa poche.

"Je voulais m'entretenir avec l'ancien Shérif mais je suppose que vous allez devoir faire l'affaire. J'aurais espéré qu'un réel habitant de Coloma reprenne sa place. Tant pis, on fait avec ce qu'on a sous la main, non?"

Une volonté d'être désagréable? Pas vraiment. Selina réfléchissait à haute voix. Elle en avait évidemment entendu parler de cette attaque qui avait eu lieu le jour de son arrivée. Et sa curiosité aurait sans doute été réellement épanché avec un autre homme que Groseille.

"Vous pourriez m'en dire plus sur l'attaque qui a eu lieu contre ce vieux...Shérif? Pas mal de rumeurs se répandent et je pense qu'il serait bon de rassurer nos concitoyens."

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Blueberry Jones
MessageSujet: Re: Le journalisme mène à tout [Blueberry]   Lun 7 Nov - 10:24

Il ne manquait plus que ça ! La femme m’annonce être journaliste. Voilà j’vais avoir à présent une fouille-merde sur le dos. Je la dévisage sans ciller et je ne suis pas surpris de l’entendre très vite persifler comme elle en a déjà montré la haute capacité tout au long de notre voyage pour venir ici. Apparemment de s’être installée en ville, n’a pas calmé ses manières de ce côté.

- Vous supposez juste.

Je pose l’étoile sur le bureau.

- Je suis désormais le nouveau shérif de cette ville. Grahams est mort il y a à peine une heure.

Ma voix a baissé d’un ton. Je ne connaissais pas bien ce type, mais nul ne doit être indifférent à la mort, sauf à celle qui touche la vermine qui pullule en ce monde. Pour ceux-là, nulle compassion n’est possible. Mais Grahams lui était un homme de bien, un homme de loi, il mérite le respect rien que pour ça.

- Et je peux vous assurer que je suis tout ce qu’il y a de plus réel comme habitant de cette ville, et que nul autre n’aurait voulu prendre cette place.  Donc oui mademoiselle Forbes, vous allez devoir vous contenter de moi. C'est mieux que rien.

Même si cela semble lui déplaire, ce qui me laisse totalement indifférent. Ce n’est pas comme si son avis m’importait. A sa question je réponds brièvement.

- Une mise à prix va être déposée contre l’homme qui s’est évadé grâce à ses complices, les affiches sont en cours d’impression, vous n’êtes pas au courant ? Ca fait partie de votre job pourtant non ?

Sarcasme gratuit. Mais c’est amplement mérité.

- Willy the snake devrait vite être retrouvé. Les citoyens n’ont pas à s’inquiéter, on ne va pas les revoir de sitôt dans le coin.

Voilà, il n’y a rien à ajouter.
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Selina Forbes
MessageSujet: Re: Le journalisme mène à tout [Blueberry]   Lun 7 Nov - 16:10

Ce n'était pas le détachement qu'il semblait avoir qui agaçait notre jeune femme. Elle n'était pas venue ici pour se trouver un ami. Mais derrière sa froideur, Selina soupçonnait une once de mépris. Mépris aucunement mérité. Certes, ils ne se supportaient guère mais ne pouvait-il pas être moins enfantin et rester professionnel? Si tant est qu'il savait ce que ce mot voulait signifier. Peut-être était-ce la première fois que Fruit des bois se rendait utile à la communauté? Notre amie n'en aurait pas été étonné. Il n'avait pas démenti quand elle l'avait accusé d'esclavagiste. D'accord, il pouvait être totalement passé au-dessus, estimant ne pas avoir à se justifier mais Selina avait ses logiques propres.

"Contenter est un bien grand mot. Subir serait le terme le plus adapté."

Noter? L’Écossaise avait une très bonne mémoire auditive. Pas parfaite, cela n'existait aucunement, mais elle savait qu'elle risquait dans tous les cas de ruminer encore et encore la conversation pour ne point l'oublier. Ou percevoir des faits qui n'étaient peut être point là lorsque les événements se passaient.

"Je suis journaliste, j'écris des articles. Je ne me prend pas pour Gutenberg. Mais vous ne pouviez savoir. Être malin ne doit pas faire parti de votre job, non?"

Il avait commencé les hostilités non? Selina était parfaitement en droit de répliquer! Elle avait tenté de rester à distance et de passer au-dessus de leurs prises de bec d'hier mais lui ne pouvait pas. Tant pis...Elle n'était pas assez douce de caractère pour se laisser faire.

"Willy The Snake. Est-il aussi langue de vipère que vous ou est-il simplement discret?"

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Blueberry Jones
MessageSujet: Re: Le journalisme mène à tout [Blueberry]   Lun 7 Nov - 17:10

Ca ne fait pas cinq minutes qu’elle est dans le bureau que déjà elle se montre insupportable. Sauf que là, ici et maintenant, je ne suis nullement tenu de la supporter. Je ne vais pas tourner autour du pot pendant très longtemps. Je préfère aller droit au but.  Je me penche en avant et je lui dits yeux dans les yeux, d’une voix parfaitement calme, dangereusement calme.

- Si vous ne voulez pas me subir, c’est simple, il suffit de prendre cette porte. Mieux encore, je vais rester ici aussi longtemps qu’il me conviendra. Apparemment ma présence vous gêne, alors si vous n’êtes pas contente, faites vos bagages et retournez chez vous, trouvez vous quelqu’un d’autre à emmerder. Mais ne croyez surtout pas, petite journaliste de mes deux que je vais subir vos petites attaques perfides sans réagir.

Je me lève, et accroche l’étoile à mon gilet.

- J’ai abattu des hommes pour moins que ça, et à présent c’est moi qui représente la loi dans cette ville, mademoiselle Forbes. Alors si vous voulez créer des ennuis, je peux parfaitement vous mettre au frais quelques heures. Voilà qui devrait calmer vos ardeurs. Il n’en faudrait pas davantage pour qui n'a rien trouvé de mieux à faire que venir insulter le nouveau shérif de la ville et l’empêcher de faire son travail.

Je pose mes poings sur le bureau tout proche d’elle :

- On pourrait espérer mieux de la part d’une journaliste. Depuis le départ vous ne cessez de m’agresser, me traitant comme un moins que rien, vous m’insultez, vous me provoquez, vous m’avez même frappé. Jusque là j’ai été patient et plutôt gentil. Mais recommencez seulement encore une fois à m’insulter ou à me provoquer et je vous colle derrière les barreaux. Mais avant je vous bâillonnerai pour être sûr de ne plus vous entendre persifler de la sorte !


Toujours tranquillement malgré les menaces que je viens de lui adresser, j’ajoute en la fixant droit dans les yeux.

- Alors à présent vous avez le choix, soit vous vous comportez comme une dame et citoyenne de cette ville, soit vous dégagez. Mais n’oubliez pas que nous allons être amenés à nous recroiser souvent et que je ne suis pas du genre à me laisser emmerder. Me suis-je bien fait comprendre ? A présent si vous voulez écrire un article, vous devriez plutôt rendre hommage à ce brave Grahams qui est mort en protégeant cette ville.

Je me redresse et saisis les clefs des cellules. J’en ouvre l’une d’elle et je fixe la demoiselle.

- Alors que choisissez-vous Mademoiselle Forbes, pouvons-nous collaborer pour le bien de cette ville ? Ou préférez-vous quitter ce bureau ? Mais si vous essayez encore de vous montrer désagréable avec moi, je n’hésiterai pas à vous coller là-dedans.

Je fais un geste de la main, désignant la cellule pas du tout, tout confort qui l’attend, comptant bien mettre mes menaces à exécution si elle ne cesse pas de m’emmerder.
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Selina Forbes
MessageSujet: Re: Le journalisme mène à tout [Blueberry]   Lun 7 Nov - 20:31

Son sang ne fit qu'un tour même si son visage resta stoïque. Un rictus méprisant sorti d'entre ses lèvres tandis qu'elle le laissait faire son monologue. Qu'il la menace prouvait son incapacité à avoir une discussion correcte ou se défendre verbalement. Comme la plupart des faibles d'esprits. Mais ce n'était pas ce qui agaçait le plus notre dame des Highlands.

"Descendez-moi, vous qui avez, comme vous le dites avec tant de fierté descendu des pauvres hommes pour moins que ça. Je suppose que par "ça" vous parlez d'une incapacité à se soumettre à vos propres idées de l'autre. Mais soit! Allez-y! Montrez à vos nouveaux sujets comment leur monarque est d'une grande maturité et sait gérer les conflits avec sagesse. "

Selina soutenait son regard. Ce n'était pas la première fois qu'on la traitait ainsi et ce ne serait pas la dernière. Elle s'y était rapidement fait. Sa voix se fit plus énergique. Colérique? Non. Elle ne criait jamais, cela ne servait qu'à se ridiculiser.

"Il me semble que mon seul tord est de vous avoir demandé de l'aide pour rejoindre Coloma. Où était l'insulte? Mais pauvre richarde que je suis, je vous ai semblé bien trop bête pour me renseigner sur le relais entre les deux villes par la diligence. N'ai-je pas tenté de vous ignorer? Je suis peut être stupide mais je sais arrondir les angles. Vous devriez apprendre. Mais non, il fallait encore que vous tentiez de me dominer. Comme maintenant. Je ne vous ai rien dit de mal mais vous vous deviez de me montrer que je ne suis pas aussi intelligente que je le prétend. Quand au mépris, je vous trouve bien malhonnête de me le reprocher. D'ailleurs, qu'est ce qui vous a tant gêné en ma personne des les premiers instants de notre rencontre? Je suis une femme? Je suis riche? Ciel, je n'y suis pour rien. Je ne suis pas du genre à me soumettre à un homme aussi puissant que vous? Je suis bizarre? Alors il faudra vous y faire. Soyez adulte!"

Fruit des bois lui ouvrit la porte de la cellule, nouvelle menace qui lui tira un sourire moqueur. Les citoyens de cette ville étaient bien malchanceux de l'avoir comme nouveau Shérif qui abusait déjà son autorité. Après un haussement d'épaule, elle rentra dans celle-ci, déterminée à ne pas se laisser impressionner. Les années d'internats pour jeunes filles afin de vous remettre l'esprit dans le droit chemin vous apprenait à vous accommoder des espaces les plus étroits. Brimades et punitions allaient bon train. Les placards, les caves et salles vides avaient souvent vu notre amie les visiter et elle avait fini par s'y faire.

Sans un mot, Selina s'assit sur le sol de la cellule pour ressortir à nouveau son carnet pour continuer son croquis. Il ne la supportait pas? Elle lui imposerait sa présence. Ou passerait pour une folle mais ceci, elle s'en moquait. D'autant que même si Myrtille l'insupportait, il ne jouait pas à se fichu bilboquet au bruit insupportable. Du moins, elle l'espérait.

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Blueberry Jones
MessageSujet: Re: Le journalisme mène à tout [Blueberry]   Lun 7 Nov - 21:23

Je reste impassible devant sa petite crise. Mais cette fille est dingue, je viens de lui dire d’arrêter de m’insulter et elle continue encore à me provoquer. Je suis déjà en train de chercher le bâillon du regard pour la faire taire, n’écoutant qu’à moitié son discours insensé. Quand je vois qu’elle entre d’elle-même dans la cellule, visiblement satisfaite de son laïus, je ferme aussitôt la porte et la verrouille.

- VOS tords mademoiselle Forbes c’est de prendre les autres pour des imbéciles, parce que vous vous êtes si intelligente, intelligence que vous étalez avec tant de complaisance à la face de nous autres pauvres culs terreux que nous sommes.  Je me contrefous de ce que vous pouvez savoir ou de ce que vous avez appris, ici ce n’est pas ce qui sauvera votre peau ! Mais si vous continuez à brandir votre fameux savoir et donner des leçons aux habitants de cette ville, vous ne ferez pas de vieux os. Et si je vous le dis, c’est pour vous rendre service !

- Vous ne comprenez pas mademoiselle que ce qui me dérange chez vous, ce n’est pas tant vos manières, ce que vous êtes ou qui vous êtes, c’est cette façon constante que vous avez de prendre les gens de haut, de vous croire si intelligente que forcément tous les gens que vous croisez sont des idiots finis. Vous êtes d’une telle suffisance que vous ne vous en rendez même pas compte ! Vous m’avez jugé dès l’instant ou j’ai eu le malheur de vous conseiller d’aller voir cette diligence. Ou peut-être est-ce depuis le moment où vous avez compris que je venais du sud. Vous m’avez dès lors catalogué comme un de ces affreux esclavagistes n’est-ce pas ? Avez-vous oublié ce que vous m’avez dit ? Apparemment oui.

Vous m’avez insulté à maintes reprises mais vous avez déjà oublié tout comme vous avez oublié que vous vous êtes même moquée de mon nom qui semble autant vous déranger que mon apparence. Vous avez osé m’insulter en me comparant aux esclaves vendus à l’étal.  Mais vous ne savez strictement rien à mon sujet. Vous jugez, vous cataloguez sans rien connaître des gens.

- Je vais vous donner un bon conseil Mademoiselle Forbes : vous devriez faire preuve d’un peu plus d’humilité vis-à-vis des gens qui vous entourent, parce que si vous vous obstinez dans cette voie,  je vous garantis que ce n’est pas moi qui vais me charger de vous faire taire, mais des gens qui auront bien moins de remords et de scrupules à le faire et de manière définitive. Et bordel de merde cessez de débiter des âneries, je ne cherche pas à soumettre qui que ce soit parce que moi contrairement à vous, je respecte mon prochain ! Je ne suis pas COMME Vous, Selina Forbes. Seulement je n’apprécie pas qu’on m’insulte continuellement. Je vous avais pourtant prévenue ! Vous n’avez eu que ce que vous méritez !


Je m’écarte après ce long discours très inhabituel pour moi et comme je devine qu’elle va remettre ça, je conclus :

- Je vous laisserai sortir d’ici quand vous vous montrerez plus aimable et que vous m’aurez présenté des excuses, sincères ! Alors je pourrai peut-être vous considérer comme une dame digne de respect qu’il faut traiter avec les égards qui s’imposent.

Après ça, je retourne m’installer à mon bureau, ouais mon bureau. Et je fouille les tiroirs avant de tomber sur une bouteille de Whisky à moitié vide. La tentation est grande, mais j’ai encore à faire avant de m’offrir ce petit intermède. A la place je pêche dans le tiroir du fond qui contient un énorme livre, un cahier en fait dans lequel le shérif a recensé consciencieusement tous les délits, arrestations, jugements etc, qui ont eu lieu ces dernières années. Et bien on dirait que j’ai de la lecture qui m’attend !
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Selina Forbes
MessageSujet: Re: Le journalisme mène à tout [Blueberry]   Lun 7 Nov - 21:58

Décidément, cet imbécile ne voulait entendre que ce qu'il voulait. Et l'arrangeait sans aucun doute. Encore une fois, il se posait en pauvre victime, persuadée que notre dame était la seule coupable dans cette histoire. Bien qu'orgueilleuse, Selina était toujours prête à s'excuser si on lui montrait des preuves tangibles de ses tords. Mais si elle pouvait admettre qu'elle avait été en partie fautive dans les ressentis plus que négatifs qu'ils éprouvaient l'un envers l'autre, en aucun cas notre demoiselle ne lui aurait admis. Il ne s'excuserait aucunement, se satisfaisant d'une petite victoire ridicule. Et il ne faisait point parti de ses personnes que notre Écossaise avait envie d'avoir dans sa poche. Alors pourquoi s'ennuyer à le faire? Pour sortir? Selina était plus patiente qu'elle n'en avait l'air.  

"Vos tords, puisque nous en sommes à nous faire des reproches, sont de voir ce qui vous plaît et de ne pas chercher à aller plus loin que vos préjugés. Ai-je donné un seul instant l'impression que je me sentais supérieure à Ethel? À son mari? Ses petits enfants? Non, aucunement. Mais s'il vous plaît de croire le contraire, allez-y. Il ne sert à rien de  tenter de vous faire changer d'avis, vous êtes bien trop borné. "

D'accord, le Shérif n'avait pas totalement tord. Selina avait cette condescendance qui pouvait en agacer plus d'un. Pourtant, si notre jeune femme se félicitait d'être supérieure à autrui dans biens des points, jamais elle n'avait méprisé qui que ce soit pour sa richesse. La stupidité était universelle.

"Je vous ai comparé à une groseille, une myrtille ou une framboise que l'on vendrait sur une étale de marché. Pourquoi m'amuserais-je des conditions de vente des esclaves? Gardez votre esprit déplacé et torturé pour vous et ne me reprochez pas de l'avoir aussi!"

Son regard n'avait pas bougé du calepin continuant de dessiner tout en parlant. Il y'avait bien des points qu'il avait soulevé qui la faisait grincer des dents mais inutile de continuer de discourir.

"Je ne m'excuserais que lorsque vous admettrez que je ne suis pas la seule en tord dans cette histoire. Et comme vous, Ô le grand défenseur de l'humanité, de la veuve et de l'orphelin, êtes convaincu de votre perfection, jamais je ne vous demanderai pardon. Maintenant taisez-vous. Vous me donnez mal à la tête."

Et sur ce, Selina se plongea entièrement dans ses dessins. Qu'il parle, elle ne lui répondrait plus.

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Blueberry Jones
MessageSujet: Re: Le journalisme mène à tout [Blueberry]   Lun 7 Nov - 22:37

Je relève le nez de mes papiers.

- Vous vous donnez mal à la tête toute seule, comme une grande.

Et soit, elle ne semble pas disposée à s’excuser, mais je la rappelle quand même à l’ordre.

- Je m’appelle Blueberry Jones, ou si vous préférez vous pouvez m’appeler Shérif. Mettez vous ça dans le crane une bonne fois pour toute ou vous allez m’obliger à vous affubler moi aussi d’un surnom ridicule.

On dirait qu’on va devoir passer un bout de temps ensemble. Pas de problème, j’ai tout ce bouquin à lire. Un peu plus tard, la faim me rappelle à l’ordre. Je me lève, récupère mon chapeau, les clefs de la baraque et je ne manque pas de verrouiller la porte du bureau avant de sortir aller bouffer au resto du coin.  

Je reviens même pas une demi-heure après, non sans avoir emporté une part de tarte avec moi. Et elle est absolument délicieuse. Je me gave sans aucun remord et sans manière, face à ma prisonnière qui ne daigne toujours pas s’excuser.

Je l’observe un moment avant de soupirer et de m’essuyer les mains. Je me demande quand elle va à nouveau mettre en route son moulin à parole, spécialisé dans le débitage de sarcasmes.
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Selina Forbes
MessageSujet: Re: Le journalisme mène à tout [Blueberry]   Lun 7 Nov - 23:21

Comme une grande...Il s'adressait ainsi à la plupart des femmes ou avait-elle le droit à un traitement de faveur? Et après Fruit des bois s'agaçait de l'entendre persifler, pour reprendre ses mots. Mais aurait-il apprécié qu'elle ne cesse de lui parler comme à un enfant? Ou un vieil homme. Selina leva rapidement le regard vers lui avant de reprendre ses dessins. Oui, il n'était plus de première jeunesse. Les vieux étaient souvent acariâtres non? Ils étaient après tout plus proche de la mort que les autres. Si notre scientifique en faisait un peu trop? Elle avait le droit, ce n'était que ses pensées. Puis l'exagération était souvent sa douce compagne.
Boudeuse? Légèrement. Mais à quoi bon tenter de discuter avec un homme aussi obstiné? Sa remarque sur les surnoms l'amusa et si notre dame ne s'était pas mise en tête de faire vœu de silence, sûrement lui aurait-elle proposé la myriade de sobriquets qu'on lui avait déjà infligés. Il en trouverait bien de lui même.

La porte claqua sans que notre Écossaise ne relève la tête. Ses doigts continuaient de gribouiller, s'acharnant à représenter l'Affreuse Groseille. Il était le seul modèle qu'elle avait eu sous les yeux dernièrement. Puis cela était assez jouissif d'écrire ce quolibet en guise de titre de l'oeuvre. Ce fut une odeur de tarte qui capta son attention. Ah? Il mangeait devant-elle? Quel enfant! Les yeux de Selina roulèrent avant qu'elle ne continue à ignorer le Shérif. Bien entendu qu'elle avait faim mais elle avait parfaitement comprit qu'il s'amuserait à la torturer en ne lui donnant rien. Ah quel honnête homme! Il pouvait s'accorder toutes les vertus qu'il souhaitait, il n'était pas meilleur que les esclavagistes qu'il aimait soit disant mépriser. Selina farfouilla dans son sac pour attraper une flasque. De l'alcool? Pardi non! Mais le format était plus pratique pour un bagage féminin que ces ridicules gourdes. Ce n'était que de l'eau.Et si cela n’épancherait aucunement sa faim, elle apaiserait sa soif. Toutefois, notre amie n'en bu que de petites gorgées, inutile de gaspiller ou de se donner des envies pressantes.

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Blueberry Jones
MessageSujet: Re: Le journalisme mène à tout [Blueberry]   Mar 8 Nov - 15:47

Elle ne semble toujours pas décidée à s’excuser et en la voyant utiliser sa petite flasque de manière retenue pour apaiser sa soif, je comprends que cette nana ne s’excusera jamais. Même enfermée pendant trois ans, elle ne le fera pas. Aussi têtue qu’une bourrique, aussi méchante qu’un serpent à sonnette et tellement orgueilleuse.

Je laisse toutefois une partie de l’après-midi s’écouler avant que la porte ne s’ouvre soudain sur un ouvrier asiatique du chantier. Il m’explique avec un accent que je peine à décrypter qu’on a besoin de moi, une embrouille non loin du chantier ferroviaire. Il me faut y aller mettre bon ordre. Comme tout à l’heure, je me lève, remets mon chapeau, mon manteau, prends les clefs du bureau et verrouille le tout.

Ce n’est qu’en fin d’après-midi quand le soleil se couche que je reviens après avoir réglé ce problème au chantier. Les esprits se sont vite échauffés entre d’anciens esclaves et d’autres ouvriers dont certains étaient sans doute d’anciens employeurs esclavagistes. Mais tout est rentré dans l’ordre, car eux contrairement à Forbes, ne sont pas aussi bornés et que la menace de rester au frais dans une cellule quelques heures a suffi à ramener à la raison.
La miss est toujours assise dans sa cellule. Cette fois sans hésiter, je vais ouvrir.


- Vous pouvez partir. Mais recommencez encore à me chercher des embrouilles et c’est avec votre employeur que j’en parlerai. Puisque croupir en prison ne semble pas vous déranger. Je vous rappelle que je ne cherche pas la guerre et qu’il vaudrait mieux qu’on sache s’entendre. Pour ça il faudrait que vous y mettiez un peu du votre mademoiselle Forbes.

J’attends sa réponse et j’espère bien que cette fois, elle saura retenir sa mauvaise langue. Je me suis montré quant à moi plus tolérant que je ne l’ai jamais été. De toute façon je ne comptais pas la garder ici des jours, je ne suis pas un monstre ni un dictateur contrairement à ce qu’elle semble penser de moi.
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Selina Forbes
MessageSujet: Re: Le journalisme mène à tout [Blueberry]   Mar 8 Nov - 21:19

La journée passa plus ou moins vite. La faim la tiraillant et surtout la fatiguant. Bien trop orgueilleuse pour le montrer, ce fut avec une certaine lenteur qu'elle en vint à se lever de sa place et ranger ses affaires.

"Vous n'aurez aucune conversations sensées avec mon employeur." sa main mima l'action de boire. "Encore moins qu'avec moi."

Non, Selina ne s'amusait pas d'elle mais de la façon dont il la voyait. Misérable et ridicule petite bourgeoise odieuse qu'elle était. Bah, ce ne serait pas le premier homme à vouloir lui imposer son autorité. Il n'y avait pas de différence entre les mâles de la haute société et ceux de la basse. La plupart était tous ridicules à vouloir faire plier devant eux même les montagnes. Non point que notre jeune femme pensait avoir une aussi importante volonté. Quoi que...Toutefois, elle savait accepté l'autorité quand elle l'a trouvait juste et légitime. Des mots que Fruit des bois ne devaient pas connaître.

La remarque, fit germer un autre sourire sur son visage. Il se payait sa tête? Oh non, la colère n'avait plus lieu d'être. Sûrement en avait-elle eu marre d'être présente. D'autant que Selina savait qu'il n'y avait rien à espérer de cet ignoble et irrespectueux barbu. Elle s'avança vers lui, soutenant son regard.

"Rien n'est manichéen. Et vous n'êtes pas blanc dans cette histoire. Nous pourrions apprendre à nous entendre mais dans toutes relations, chaque parti se doit de faire des efforts. Et on ne peut pas forcer deux âmes à s'apprécier. J'étais partie pour vous ignorer avant qu'on ne m'envoie ici. Rassurez-vous. Je ne vous verrais plus même si vous chutiez devant moi. Je vous enjamberais. De quoi vous reposez, non?"

Selina n'était pas monstrueuse au point de laisser un homme à terre mais comme souvent, elle souhaitait une image forte pour être sûre d'être comprise. Elle attrapa son parapluie laissé dans un coin de la pièce avant de s'en aller, sans aucunes formes de politesse.

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Blueberry Jones
MessageSujet: Re: Le journalisme mène à tout [Blueberry]   Mer 9 Nov - 12:55

Sa répartie sur son employeur me fait légèrement froncer les sourcils. Je suis surpris pas tant parce qu’elle a l’air de le traiter d’ivrogne, ça de sa part, non ce n’est pas étonnant, mais par le fait que je l’entends se dénigrer elle-même. Voilà qui est nouveau.  Ou alors c’est encore une de ses allusions dont je ne perçois pas le but. Je laisse très rapidement tomber, parce que je ne suis pas du genre à analyser une conversation sans fin. Seuls les actes comptent.
Mais le choix de son expression me laisse encore plus saisi. Je ne suis pas tout blanc ? Encore une allusion cachée ? Ou alors le choix des mots est vraiment malheureux. Une fois de plus, je laisse tomber. J’ai compris une chose c’est qu’il ne faut pas chercher à comprendre cette femme.

Je la regarde partir, je referme la porte et retourne m’installer derrière mon bureau pour reprendre ma lecture, oubliant très vite l’épisode. Les comptes rendus de Grahams sont étonnants et souvent insolites, très révélateurs de la vie dans l’ouest. Entre les interventions envers des cambrioleurs et bandits qui ont tenté les casses à différents endroits de la ville, il y a aussi de nombreuses interventions « familiales », les disputes, la femme qui en a assez de son mari ivrogne, le mari qui a disparu sans laisser de trace et qu’on a retrouvé dans la ville voisine en train de s’enivrer avec des putains, des empoisonnements de bovins de la part de fermiers jaloux, des vols d’indiens, les détournements des cours d’eau dans la propriété de l’un ou de l’autre au profit du voisin, braconnage, et même un problème de cheval fou qui a fait des dégâts parce que son propriétaire n’a pas su le maîtriser.

C’est donc ce qui m’attend désormais, ici à Coloma Town, un travail au cœur de la vie des habitants, de leurs petits comme de leurs gros problèmes. Il est tard quand je ferme la porte du bureau pour retourner à ma chambre d’hôtel que j’ai loué en attendant de trouver où m’installer.
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